FRÈRES JACQUES...DORMEZ-VOUS ?

FRÈRES JACQUES...

DORMEZ-VOUS ?

Ce n’est pas une pièce de théâtre mais ... on y joue


Ce n’est pas une comédie musicale mais ... on y chante et on y danse


Ce n’est pas un récital mais ... un spectacle multi-média


C’est tout simplement du ... Spectacle



...Dormez-vous ? demande la Cie TEYAG’ aux FRÈRES JACQUES ! Eh bien non ! Le projet de la compagnie de s’ inspirer de ce quatuor célèbre s’ inscrit dans la tradition de la "comédia d’el arte" , de la pantomime et de la facétie...


Que dire de 4 femmes bondissantes et joyeuses s’amusant de tout, pantins ou plutôt pantines du grand spectacle de la vie qui reprennent seize des chansons des célèbres FRÈRES JACQUES, sinon qu’elles font revivre sans les imiter , sans les caricaturer ce facétieux quatuor.

Collants noirs, gilets quadricolors, gants blancs réinventent une scénographie des grands succès des FRÈRES JACQUES, avec jeunesse, violence et sensualité féminine. Elles reprennent à leur compte les titres aussi célèbre que , La confiture, En sortant de l’ école, La lune est morte, C’ est ça le rugby , pour une re-création émouvante et humoristique qui, avec l ’appui d ’un piano complice, réveillent les souvenirs de ce que furent les FRÈRES JACQUES comme les créateurs d’ un véritable "langage des signes" poétique.


Une musicalité raffinée émaille les ensembles vocaux d ’un éclat nouveau et un minimum d’accessoires aident à une mise en scène sobre... L’enchaînement des tableaux est court, et nous transporte sans heurt de l’enfance à nos jours...

A travers le choix de vingt-deux chansons connues et moins connues du répertoire des Frères Jacques


Qui ont du sens à notre époque


Que des bouches de femme peuvent dire


Que des corps de femme peuvent interpréter


Quatre femmes, comédiennes, chanteuses et danseuses créent leur univers tendre et drôle.

NOTE D'INTENTION ARTISTIQUE

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les Frères Jacques.


L’esprit de leurs chansons, la manière de les interpréter, le jeu scénique de leur formation, cela se rapprochait pour moi de la Comédie musicale, genre artistique que j’affectionne particulièrement. Ils avaient également ce style tellement français qui touchait ma moitié française quand l’autre, ma moitié américaine se sentait plus attirée par le jazz et le show façon « Broadway ».


Faire d’un air une mini-comédie, orchestrer gestes, déplacements et interprétation : n’est-ce pas le chemin qui mène à la comédie musicale ?


On regarde les Frères Jacques avec nostalgie mais c’étaient des pionniers en leur temps. Ils sont parmi les premiers à avoir chorégraphié scéniquement leurs chansons !


Aujourd’hui, imaginez quatre femmes bien dans leur époque qui veulent s’exprimer sur l’actualité avec décalage et humour.


Quatre artistes, ayant chacune sa personnalité, son corps unique, sa tessiture de voix, sa couleur musicale, quatre femmes aux vécus divers qui avec leurs expériences respectives réinventent et enrichissent l’univers des Frères Jacques Marièle Chartier

L'équipe artistique et technique

Comédiennes

Marièle Chartier

Angélique Dessaint

Myriam Allais

Eve Druelle


Pianiste : Sophie Rieger

Collaboration artistique : Camille Turlot

Graphiste : Lisa Paclet

Costumes (sur un dessin de Caroline Reutel) : Clothilde Peyrat


Affiche : Pauline Soler

LA PRESSE

Ce qu'ils en pensent

Heureux que les murs du Théâtre des Variétés vibrent 50 ans après, une nouvelle fois, sous les chansons des Jacques et les applaudissements des spectateurs, grâce à votre beau talent, chères belles « FranJines ». Pour votre travail astucieux et acharné concernant vos interprétations si particulières de notre répertoire, nous vous souhaitons la plus belle des récompenses, c’est-à-dire, l’appréciation d’un large public et sa longue fidélité, source de tous les bonheurs !

Paul TOURENNE des Frères Jacques


A mes Frères de scène : Vous avez inspiré là des nouvelles petites « FranJines » dont vous pouvez être fiers ! Un savant mélange d’hier vers demain. Félicitations !

André GAILLARD des Frères Ennemis


Je ne pensais pas qu’il serait possible de remettre les chansons des Frères Jacques en scène, de manière différente, tout en respectant l’esprit de ces athlètes complets de la chanson. La Compagnie TEYA’G a réussi cette performance : j’ai pu vérifier par moi-même que l’esprit est bien là et pas seulement dans « La queue du chat »...Encore bravo !

Jean-Luc BLAISOT, régisseur des « Frères Jacques » de 1975 à 1981


Télérama Sortir 25 Mars 2009 Reprendre les chansons des Frères Jacques, le pari n’était pas gagné d’avance. Pourtant les quatres interprètes féminines de ce spectacle réussissent ce défi avec finesse et talent. Collants noirs, gilets de couleurs, gants blancs, elles rendent hommage à leurs talentueux aînés sans jamais les singer. Elles ne cherchent pas non plus à "dépoussiérer" à tout prix un répertoire qui n’en a, d’ailleurs, guère besoin. Contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser, la plupart des airs, comme "Jour de colère", "La Ceinture" et même l’immortelle "Confiture" restent d’une étonnante actualité. Michèle BOURCET


Figaro Magazine 14 Mars 2009 Cinq artistes, Les FranJines (quatre comédiennes et une pianiste), se sont réunies pour concocter une facétie musicale en hommage au célèbre quatuor d’après-guerre : Frères Jacques...Dormez-vous ? Au total, 22 chansons d’un répertoire aussi fameux que pétillant qu’elles interprètent à leur façon, avec humour, tendresse et beaucoup de talent, tout en gardant l’esprit du méticuleux groupe vocal des frères Bellec. Sur les planches du Petit Théâtre des Variétés, les chants et les poèmes se succèdent dans une mise en scène originale. Un spectacle qui ravira les nostalgiques et enchantera les autres... M.C


La Terrasse "Gantés de blancs et gainés de couleurs vives, les Frères Jacques ont enchanté le music-hall de l’après-guerre aux années 80 et fait souffler un air d’insolente liberté sur le répertoire de la chanson française grâce à leurs interprétations cocasses, burlesques et facétieuses d’un grand nombre de textes aujourd’hui marqués au sceau de leur patte originale. Myriam Allais, Marièle Chartier, Angélique Dessaint et Eve Druelle osent le pari d’une reprise en forme d’hommage fantaisiste à leurs aînés. Des costumes inspirés des tenues de scène des quatre trublions à melons, des talons hauts et des paillettes pour ancrer l’interprétation dans une féminité joyeuse et quelques accessoires pour la théâtraliser ainsi qu’un clin d’œil en vidéo scandant le spectacle de tableaux graphiques qui animent les gants blancs des Frères Jacques, comme une présence subliminale des quatre compères d’antan. Les textes de Queneau et de Prévert, La Queue du chat, La Lune est morte ou C’que c’est beau la photographie, la violence, la sensualité, la ville, la tendresse, les souvenirs : tout l’univers et tout l’esprit des Frères Jacques sont là, mis en mouvement et en voix par quatre mutins lutins !" C. Robert - La Terrasse / janvier 2009


"Des jaquettes colorées, des gambettes et des voix agiles et une pianiste planquée derrière un bouquet de ballons : les FranJines osent un hommage décalé et enlevé aux quatre grands Jacques. Bleu, rouge, jaune et vert : nombre d’airs sont associés à jamais à la fantaisie chromatique et vocale de ces trublions inoubliables et le pari de reprendre leur répertoire dans un style proche du leur était un pari risqué que les chanteuses et la pianiste des FranJines relèvent avec entrain et bonne humeur, ressuscitant l’univers scénique des Frères Jacques à travers vingt-deux de leurs meilleures chansons. Myriam Allais, Marièle Chartier, Angélique Dessaint et Eve Druelle, accompagnées au piano par Sophie Rieger, s’inspirent de leurs aînés mais ancrent l’interprétation de leurs succès dans une féminité joyeuse, gaiement accessoirisée et plaisamment déjantée. Vivacité, entrain et bonne humeur...Une plaisante mise en corps des Boîtes à musique, un quatuor pour lampes de poche dans La Queue du chat, une émouvante interprétation du toujours sublime La Lune est morte, les formidables textes de Queneau et de Prévert, le si joli Si tu t’imagines qu’on ne se lasse jamais de réentendre, C’que c’est beau la photographie et un vibrant hommage aux Fesses : tout l’univers et tout l’esprit des Frères Jacques sont là. Les puristes dévots regretteront peut-être le défunt quatuor mais pour qui n’a jamais eu la chance de connaître ces chansons-là dans leur version originale, ce spectacle est l’occasion de les découvrir en chair et en os... C. Robert - La Terrasse / février 2009


Le Parisien mercredi 25 Février 2009 Sœurs et Frères Jacques D’accord, ce sont quatre femmes, mais pour le reste, c’est du pareil au même. Le quatuor de comédiennes-chanteuses-danseuses les FranJines ressuscitent les Frères Jacques dans « Frères Jacques..Dormez-vous ? » au Théâtre des Variétés. Rythmé par vingt-deux chansons connues et moins connues du groupe d’après-guerre, le spectacle impose un univers bien à part, loufoque, dansant et coloré, où l’humour a toute sa place. Une façon originale de rendre hommage aux immortels interprètes de « La Truite », « Chanson sans calcium », « La Confiture »... A consommer en famille.


Direct Soir N°496 / Mercredi 11 Février 2009 Les Frères Jacques au féminin Les FranJines (quatre comédiennes et une pianiste) revisitent le répertoire des incontournables Frères Jacques.Les textes chantés de Cosmos,Gainsbourg, Prévert,Barrier ou encore Raymond Queneau évoquent l’amour,le fric,le rugby,la confiture (bien sûr),le tout servi par une fraîcheur et une création féminines uniques.Ces demoiselles font sourire et enivrent de leur délicatesse un public chaque soir plus nombreux.


Paru vendu Mercredi 25 Février 2009 De la jaque à la jaquette ! Bel hommage que celui des FranJines aux Frères Jacques, le quatuor vocal qui a marqué l ’histoire de la chanson française pendant près de 40 ans et dont le doyen, André Bellec, est décédé en octobre denier. De la plus pure poésie à la chanson paillarde en passant par les textes d’auteurs, à d’amusantes versions de Brassens, ou au Poinçonneur des Lilas de Gainsbourg dans une interprétation dramatique, aux aventures trépidantes d’un spermatozoïde au moment de l’ovulation, à de vraies goualantes réalistes, on a l’impression qu’ils ont tout chanté, ayant réussi brillamment à mêler théâtre et musique en créant un style dont ils avaient l’apanage et où le visuel était aussi essentiel que la voix. Avec, en filigrane, toujours cette perpétuelle insolence, audace et liberté grâce à leurs interprétations cocasses, burlesques et facétieuses. Aussi, le pari de reprendre leur répertoire était-il risqué, casse-gueule et intimidant eu égard à la transcendance de la charge. Toutefois, le défi est relevé haut la main par les FranJines revisitant leur répertoire avec entrain et bonne humeur, à travers vingt-deux de leurs meilleures chansons. Myriam Allais, Marièle Chartier, Angélique Dessaint et Eve Druelle, accompagnées au piano par Sophie Rieger, s’inspirent certes de leurs aînés mais ancrent l ’interprétation de leurs succès dans une féminité joyeuse, gaiement accessoirisée et plaisamment déjantée. Le rythme est enlevé et les chorégraphies exécutées avec brio. De La Queue du chat à La Lune est morte, en passant par le célèbre et plaisant Si tu t’imagines et un vibrant hommage aux Fesses : tout l ’esprit des Frères Jacques est là. Pour ceux qui n’ont jamais eu la chance de les connaître, cette version contemporaine féminine est l’occasion de découvrir leur univers d’une cohérence esthétique totale et d’une belle qualité formelle. D. Parravano



Rue du theâtre.info LA FANTAISIE AU FEMININ De l’exquise « Confiture » au déchirant « Poinçonneur des Lilas », cinq nanas font revivre l’univers poético-réaliste des Frères Jacques. Un numéro au savoir-faire bluffant, décliné sur le mode de l’humour et de la fantaisie. Pétillant et vivifiant. Elles sont cinq, quatre chanteuses et une pianiste. Chacune arbore un gilet de couleur différente et se présente sur scène avec une chaise assortie à ce vêtement. Ca vous rappelle un truc, un machin vieux d’avant la découverte de l’Amérique par Christophe Lambert ? Quatre gugusses en collant qui déclenchaient des rafales de rires avec des facéties savamment orchestrées tout en chantant des histoires pas possibles de ceinture de sécurité récalcitrante ou des courses de spermatozoïdes ? Sans chercher à imiter les Frères Jacques en optant pour leur propre scénarisation des chansons, les cinq filles vont leur rendre pourtant un fort bel hommage. Sans pathos. Juste du spectacle, de la fantaisie, de l’humour. Une heure et demie durant va se relayer la fine fleur du surréalisme, de l’indispensable Queneau (avec trois extrait hilarants du classique « Exercices de style ») à Ricet Barrier (le cultissime « 300 millions ») en passant par Francis Blanche pour un texte d’un modernisme troublant, très loin de ce qu’on pourrait attendre du complice de Pierre Dac. Hymne à la vie C’est l’existence, tout simplement, qui sert de fil conducteur à ce spectacle. Naissance, enfance, premières amours suivies de près des premières désillusions (« Si tu t’imagines »). La vie étant quand même la grande triomphatrice de tout cela, les textes plus graves (comme le déchirant « Poinçonneur des Lilas » de Gainsbourg) seront interprétés avec légèreté. Sans nostalgie outrancière, les cinq interprètes choisissent, tout en respectant les textes à la lettre, de leur insuffler un brin de contemporanéité du meilleur goût. Ainsi « le Football » s’accompagne d’un clin d’œil que tous, même ceux qui « sans foot » du ballon rond, reconnaîtront sans coup férir, autant qu’un haussement d’épaule rapidement esquissé par la pianiste dans une des phases de comédie. Car la chanson n’est pas seule mise à l’honneur ici. On appréciera aussi les qualités de comédiennes et de danseuses des intervenantes, leur facilité à passer d’un numéro de beat box à une chorégraphie très travaillée ou leur extraordinaire souplesse qui conduit le numéro de « La Ceinture » vers des sommets de drôlerie. Le meilleur hommage finalement qu’on puisse offrir à une formation qui n’existe plus depuis presque trente ans n’est-il pas d’en perpétuer à la fois l’intemporalité et la modernité ? C’est ce que ce quintet de virtuoses réussit à merveille. Franck BORTELLE


Des futurs vedettes féminines pour des stars masculines.... Qui aurait pensé à rendre hommage à ces artistes toujours très actuels, que ce très bon spectacle au VARIETES ? Le quatuor vocal masculin qui a tant marqué l’histoire de la chanson française pendant près de 40 ans laisse-t-il la place à 4 jeunes femmes, aussi talentueuses soient-elle ? La réponse est oui. Angélique Dessaint , Myriam Allais, Marièle Chartier, Eve Druelle (Citons-les toutes : elles sont merveilleuses !) font tout (et réussissent !) pour que le spectateur se régale de bout en bout. Les chansons sont très bien choisies. De la célébrissime « CONFITURE », réinventée, aux « ENFANTS » de Gaby verlor, si tendrement présentés, le tout, avec un enchainement de tableaux très efficace. Et en mêlant théatralité, musique, et humour , elles réussissent à nous faire voyager bien au-delà de ce qu’on espérait. Un spectacle à choisir ? Sans conteste : « Frères Jacques...Dormez-vous ? » Un excellent moment à partager.... Aurélie MARROT


Réveillez-vous, v’là les FranJines ! FranJines ? Voilà mon ordinateur qui proteste ! Ça ne s’écrirait pas comme ça ! Qu’est-ce qu’il en sait l’ignorant ? FranJines, c’est avec un J comme Jacques et je vais l’ajouter à sa mémoire limitée. Il faut le comprendre, le pauvre ! Il n’était même pas conçu du temps où les Frères Jacques entamaient une tournée internationale. En pleine guerre froide, par leur façon de jouer leurs chansons, ils réchauffaient les relations entre les peuples désunis. Ils nous avaient quittés au début des années 80. Ils ont fait des émules. Après le quatuor masculin, voici les FranJines, qui renouvellent le genre avec une « facétie musicale ». Elles ont gardé les gants blancs, mais renoncé au chapeau melon. Sur la tenue basique noire, elles ont enfilé un gilet de couleur comme leurs maîtres. Les leurs sont asymétriques. Marièle Chartier est « Bleu », Myriam Allais, « Rouge », Angélique Dessaint, « Jaune », Ève Druelle, « Vert ». Et de leurs voix colorées, elles forment un ensemble parfaitement ajusté dans le moindre geste et subtilement accordé dans le quart de ton et le huitième de mesure... Pas de nostalgie, mais un hommage dynamique à leurs aînés. Sous la conduite de leur pianiste : Sophie Rieger qui joue la maîtresse d’école, les quatre espiègles suivent le chemin de la vie, de l’enfance à... plus tard, de La Confiture aux « souvenirs sur papier glacé » : La Photographie. Elles jouent certaines chansons, y ajoutent trois textes des Exercices de style, et ressuscitent Queneau, Prévert, Francis Blanche et Boris Vian. Les FranJines marquent des pauses ironiques dans leur récital, avec les images d’animation réalisées par Lisa Paclet. Taquines, dynamiques et tendres, elles vont vous séduire. Je vous les recommande. Le bonheur n’est plus dans le pré, mais sous les combles du Théâtre des Variétés ! D.DUMAS


Quatre comédiennes chanteuses-danseuses s’approprient magistralement une part du registre de leurs Frères Jacques dont elles ont adopté en partie les tenues (moustaches et chapeaux en moins) arborant les fameux gilets de couleur vive et les classiques pantalons noirs mais qui recouvrent des membres plutôt galbés : c’est cocasse. Leurs cheveux sont lisses ou flamboyants, leurs visages infiniment gracieux et elles sourient, font la moue, jouent les sales gamines couinant et ouin-ouinant, façon cours de récréation. Elles bougent, s’enchevêtrent les pinceaux, s’entortillent dans des gigantesques élastiques, miment des footballeurs (plus musclé, agressif et efficace tu meurs). Belles, ne tenant pas en place, mais dansant fort bien, elles ébranlent aussi le plateau, tournoient, se poursuivent. Les figures qu’exécute ce quatuor et la pulpeuse pianiste qui joue aussi la maîtresse d’école (jolie nana plus qu’aguicheuse) sont géométriques ou ne le sont pas mais les chorégraphies dues à l’équipe artistique de ce spectacle truculent, roboratif sont impeccables. Les textes signés Raymond Queneau ou Prévert, répertoire des grands frères oblige, sont égrillards ou farfelus, tendres ou surréalistes. Il s’en dégage une mélancolie existentielle, (comprenez existentialisme d’après-guerre mondiale numéro deux). Et si la vie était une aventure peu ragoûtante, et si le béton, et si les banquiers et si, et aussi... Des moments d’émotion, une truite ‘à la Schubert’ comme un cheveu sur une soupe plus que gouleyante. A mi-parcours, les quatre copines ont ôté leurs chaussures plates pour en enfiler d’autres à talons comme si c’était la première fois, mais elles se remettent à faire vibrer la scène et les spectateurs. Voix amples, surtout pas sonorisées ; musiques et harmonisations parfois subtiles et vidéos poétiques projetées sur un simple écran blanc du genre drap où des mains stylisées miment des oiseaux et des fleurs. Des lumières blanches qui produisent toujours un effet bœuf. Bref, le travail considérable et abouti de cette équipe est d’une qualité singulière. Le Petit Théâtre des Variétés vous propose ce divertissement, une création, jusqu’en mars. Si vous l’adorez il jouera les prolongations et ce serait justice. Marie ORDINIS


Les Frères Jacques, nombre d’entre vous s’en souviendront sans doute. Avec un sourire. Aujourd’hui ce sont 4 femmes, les FranJines, qui suivent leur traces. Sans copier, ce qui serait impossible. Mais en s’inspirant d’eux. Le résultat est des plus agréables et on fait le plein de bonne humeur en savourant ce spectacle au Théâtre des Variétés. Même scène dépouillée où le piano, et la pianiste prennent toute leur place. Même collants noirs, gilets de couleur et gants blancs. Même utilisation de l’humour et de la facétie. Le tout féminisé toutefois, jusqu’au bout des ongles, voire jusqu’au coup de griffe. Mêmes textes aussi avec ces vingt-deux chansons dont les thèmes sont toujours d’actualité. Il y a « La confiture, » « « La Queue du Chat, » « Le Poinçonneur des Lilas, » « Si Tu T’Imagines, » entre autres reprises. Signés Queneau, Prévert, Gainsbourg ou Cosmos. Et, sur scène, les 4 FranJines, comédiennes connues, dansent, virevoltent, chantent, minaudent, s’aiment ou se détestent dans une chorégraphie parfaite où se glisse parfois la pianiste en contrepoint. Quant la vidéo ne s’en mêle pas. Et ça, c’est une innovation. Hélène KELLER-LIND